Les renseignements généalogiques qui suivent
— consacrés à notre ancêtre François et à ses descendants —
proviennent de ma sœur Jeannine et de mon frère Gérald,
les deux experts de la famille qui tolèrent ( ! )
mes radotages... Jean
FRANÇOIS
QUINTAL
francois guintal
Le 24 dudit mois 1644 a esté baptisé francois fils de
Michel guintal et de Marie Genin. Le parrain Jehan [Brevet]
La marraine francoise baron
[signatures] JBrevet [&] LeCan, prêtre de l’Oratoire [de Jésus]
François est le deuxième fils du second mariage de Michel Quintal avec Marie Genin (veuve de Denis Fardeau), célébré le 23 juillet 1641 à l’Église Notre-Dame de La Rochelle.
À cette époque, l’orthographe et la calligraphie des mots ne sont pas encore fixées et dépendent de la bonne volonté des scribes qui principalement écrivent aux sons. Ainsi, lors de son second mariage, Michel est plutôt un Quintard. Et voilà maintenant qu'il devient un guintal!
Au moment de la naissance de François, Michel Quintal est voiturier à La Rochelle et demeure rue du Minage. En 1648, il deviendra tavernier.
On ne sait rien de la jeunesse de François Quintal. Il doit avoir le goût de l'aventure car il quitte La Rochelle, bien jeune encore.
L'histoire de la Nouvelle-France est très bien décrite par Patrick Couture dont l'ancêtre, Guillaume Cousture, serait venu en Nouvelle-France avec René Goupil en 1640. Son site est à découvrir.
D’après l’historien Marcel Trudel dans son Catalogue des immigrants 1632-1662, François Quintal serait arrivé en Nouvelle-France vers 1662. — Il ne savait pas signer son nom.
Cependant, il est tenu pour certain qu'en septembre 1662, François a 18 ans et est déjà aux Trois-Rivières. À peine arrivé, il voit un événement survenir et doit en témoigner lors d’un procès qui a lieu le 6 mars 1663.
Ledit Jean de Godefroy, écuyer, Sieur de Lintot [l'un des directeurs de la communauté des Habitants des Trois-Rivières, membre du Conseil de Québec en 1650-51], intente ce procès, se croyant lésé parce que les bestiaux dudit Sieur francois Le Maistre [maître tailleur d'habits, titulaire d'une terre] avaient mangé six vingts choux en son jardin, viron la fin de Septembre [1662], duquel dommage il demande avoir satisfaction & paiement, produisant témoins dudit dommage, Nicolas Dupuis, Guillaume Fleuret, François Quintal, René Baudoin & Charles.
Au cours de ce procès qui se tient sous l’autorité de Pierre Boucher, Gouverneur de Trois-Rivières, notre François a probablement dû se faire brasser le canayen par le grand tremble-terre de 1663, commencé le mois précédent et qui continuera durant 6 mois encore. Aux Trois-Rivières, les secousses n’ont pas passé inaperçues d'après ce qu'en disent les Relations des Jésuites :
Ce fut le cinquième Février [1663], sur les cinq heures et demie du soir, qu’un grand bruissement s’entendit en même temps dans toute l’étendue du Canadas.
Ce bruit qui paraissait comme si le feu eut été dans les maisons, en fit sortir tout le monde, pour fuir un incendie si inopiné; mais au lieu de voir la fumée et la flamme, on fut bien surpris de voir les murailles se balancer, et toutes les pierres se remuer, comme si elles se fussent détachées; les toits semblaient se courber en bas d’un côté, puis se renverser de l’autre; [...]
les Cloches sonnaient d’elles-mêmes; les poutres, les soliveaux et les planchers craquaient; la terre bondissait, faisant danser les pieux des palissades, d’une façon qui ne paraissait pas croyable, si nous ne l’eussions vu en divers endroits.
[…]
Ce premier coup dura bien une demi-heure, quoique sa grande force ne fut proprement que d’un petit quart d’heure; il n’y en eut pas un qui ne crut que la terre dut s’entr’ouvrir.
Au reste, nous avons remarqué que, comme ce tremblement est quasi sans relâche, aussi n’est-il pas dans la même égalité:
tantôt il imite le branle d’un grand vaisseau qui se manie lentement sur ses ancres, ce qui cause à plusieurs des étourdissements de tête; tantôt l’agitation est irrégulière et précipitée par divers élancements, quelquefois assez rudes, quelquefois plus modérés...
Comme tout le monde aux Trois-Rivières, François s'applique sérieusement à l'affaire de son salut, se considérant comme sur le point d'être englouti et d'aller comparaître devant Dieu pour y recevoir le jugement décisif de l'éternité qui est terrible aux âmes les plus saintes. Il s'adonne donc à de fréquentes confessions, communions et toutes dévotions qui partaient tant du fond du cœur que d’un esprit vraiment épouvanté des jugements de Dieu… pour le plus grand bien de son âme.
Un tel comportement lui sera salutaire et l’aidera à se maintenir dans le droit chemin... la plupart du temps.
Durant les années qui suivent, François se jette à bras raccourci sur tout ouvrage qui se présente et ne rechigne pas à la tâche. Il veut gagner l’expérience et les moyens d’avoir sa propre terre et devenir cultivateur, bien que sa réputation soit maintenant reconnue comme maistre tailleur d'habits.
Il a certainement dû se faire remarquer de Pierre Boucher avant que ce dernier quitte définitivement les Trois-Rivières, au printemps de 1668, pour aller s’installer avec des concessionnaires aux Îles Percées: domaine qui deviendra, par après, la Seigneurie de Boucherville.
L'occasion se présente dès le 2 septembre 1668. François peut enfin s'acheter à Boucherville une TERRE et CONCESSION - aussi appellée habittation dans certains actes notariés. Devant le notaire Séverin Ameau des Trois-Rivières, Jean Giraudière lui vend, pour 55 livres tournois, une terre & concession que le Sieur Boucher venait de lui cedder dans sa seigneurie de Boucherville (lorsqu'il ouvrait un nouveau fief dont il n'avait pas encore reçu les titres officiels, Pierre Boucher avait l'habitude de cedder & concedder ses terres "verbalement et gratuitement"). À la signature du contrat, François rencontre même ses deux voisins de terre du Nordest: Jean Vinet et Joseph Huet dit Dulude. Le contrat ne spécifie pas encore exactement ni la profondeur ni la superficie de cette habittaon qu'il vient de s'acheter et de payer.
Pour quelle raison François Quintal aurait-il payé 55 livres tournois une terre & concession donnée gratuitement il y a à peine un an? Le contrat qui suit en donnerait la raison. Ce serait à cause d'une VALEUR AJOUTÉE.
Durant le temps qu'il a habité son habittaon, Jean Giraudière a déserté, c'est-à-dire défriché, environ un arpent et demy de terre. Deux de ses voisins de terre sont tesmoings au contrat et auraient pu servir à évaluer la JUSTE valeur que Jean Giraudière a ajoutée à sa terre reçue gratuitement.
Après entente, il aurait été convenu entre les parties que son travail de DÉSERTEUR ou DÉFRICHEUR de un arpent et demy valait 55 livres tournois. C'est ainsi que mon ancêtre, François Quintal, aurait payé une valeur ajoutée à une terre & concession ceddée et conceddée gratuitement.
55 livres, est-ce trop cher payer pour un tailleur d'habits? Vers ces temps là en Nouvelle-France, les revenus annuels de certaines professions sont aux environs de 60 livres pour un tailleur d'habits, de 80 livres pour un cordonnier, 100 livres pour un menuisier ou un charpentier et 150 à 200 livres pour un chirurgien. Quant à la femme mariée, elle gagne pour sa famille 300 livres annuellement après son dixième enfant et 400 livres par an après son 12e.
Et malheur à tout célibataire qui refuse de se marier dans les 15 jours qui suivront l'arrivée des filles du Roy, car il lui sera refusé le droit de chasser et de faire voyage pour la traite des fourrures...
C'est un jugement du Conseil Souverain de la Nouvelle-France en date du 21 janvier 1669 qui nous apprend cette mini-petite histoire savoureuse dans la vie de Quintal.
Qui sont ces personnages qui excèdent François? Au recensement de 1667, Jean Guy a 27 ans, est arquebusier et a une terre à l'Isle d'Orléans. Quant aux deux autres, serviteurs d'Estienne Seigneuret du Petit Cap de la Magdeleine, Nicolas Barabé/Barabbé a 20 ans et Jean Monet/Moinet dit Boismenu a 19 ans.
La cause exacte du harcèlement n'est pas certaine. Est-ce parce que François est célibataire? À son âge, ce ne serait pas cause suffisante de harcèlement. Est-ce parce qu'il s'absente trop souvent pour faire voyage? Beaucoup le font.
Ou bien, comme François Quintal est déjà reconnu Maistre tailleur d'habits aux Trois-Rivières, aurait-il taillé un habit bien droit pour le Sieur Seigneuret qui marcherait un peu croche? Par la suite, Jean Guy, Barabé et Monet se seraient-ils moqué un peu trop souvent de cet habit au point d'écœurer François? Nul ne le sait.
Mais n'ayant pas encore 25 ans, étant déjà propriétaire d'une terre à Boucherville et tenant à sa réputation de Maistre tailleur d'habits, Quintal les poursuit pour les faire taire et le Conseil Souverain lui donne raison.
Jugements et Délibérations du Conseil Souverain de la Nouvelle-France (1663-1716). CHRONICA-1 (version normalisée) 21/01/1669 [Condamnation des prénommés à payer 30 livres à François Quintal pour l'avoir excédé]
21 janvier 1669 Dudit jour (anticipation d'appel)
Vu par le Conseil la requête de François Quintal contenant qu'ayant été excédé par les nommés Barabé, Monet, et Jean Guy, il aurait obtenu contre eux une provision de la somme de trente livres pour laquelle il aurait donné caution, et que lesdits condamnés pour s'exempter du payement auraient interjeté appel au Conseil sans lui donner aucune assignation ni copie de la sentence de provision et autre procédure, requérant qu'il lui fut permis de le faire anticiper, et cependant que ladite sentence fut exécutée nonobstant l'appel, ladite sentence au vingt-quatre décembre dernier, acte de caution du neuvième au présent mois. Le Conseil a permis et permet au suppléant de faire anticiper sur ledit appel à certain et compétent jour d'ajourner audit Conseil lesdits Barabé, et autre qui bon lui semblera pour venir procéder sur icelui, et en outre comme de raison, et cependant ordonne que la sentence de provision sera exécutée selon sa forme et teneur à la caution nonobstant ledit appel sans préjudice d'icelui.
Commis pour l'exécution des présentes le premier huissier sergent sur ce requis.
COURCELLE
Et la vie suit son cours, notre François travaille ferme et n'abandonne pas son idée de faire prospérer sa terre pour devenir habitan. Il commence par apprendre à ensemencer sa terre et à la déserter. Mais il trouve que c'est moins payant que partir en voyaage pour faire la traite des fourrures. Pourquoi ne pas alors en profiter dès maintenant car...
LE TEMPS D'UNE PAIX règne enfin, comme le rapporte le père jésuite François Le Mercier dans sa RELATION DE CE QVI S'EST PASSÉ DE PLVS REMARQVABLE AVX MISSIONS DES PERES DE LA COMPAGNIE DE IESUS EN LA NOVVELLE FRANCE ES ANNÉES 1667 ET 1668 , envoyée à son Supérieur de la Province de France : Nous avons commencé depuis plus d'un an à joüir des fruits de la paix, et à goutter les douceurs du repos que les armes de sa Majesté nous ont procuré par la soûmission des Iroquois. […] Il fait beau voir à present presque tous les rivages de nostre Fleuve de S. Laurent habités de nouvelles colonies qui vont s'estendant de quatre-vingt lieuës de païs le long des bords de cette grande Riviere, où l'on voit naître d'espace en espace de nouvelles Bourgades qui facilitent la navigation, la rendant et plus agreable par la veuë de quantité de maisons, et plus commode par de frequens lieux de repos. […] Cette paix durera autant que les Iroquois seront en crainte, dans laquelle il est important de les maintenir, si l'on veut pousser l'establissement des Colonies qui ont pris de si heureux commencemens. C'est à quoy travaille fortement Monsieur de Courcelle, Gouverneur de tout ce païs, qui ayant ietté les premieres frayeurs dans les terres des ennemis par ses marches si hardies, les y maintient par l'apprehension de quelque semblable desastre, n'y ayant rien qu'ils ne doivent craindre d'un courage égal au sien, et dont ils ont eu des preuve si estonnantes.
Aussi le 29 juin 1670, il loue sa terre à Julien Talua et Anne Godeby, sa femme, par-devant le notaire Thomas Frérot de Boucherville. Dans ce contrat, François Quintal habitant à Boucherville, de son bon gré bonne vollonté & sans aucune contrainte a recongnu & confessé avoir donné son habittation, qu'il a située en cette seigneurie, contenant en tout cinquante arpents, sur laquelle il y a deux arpents de front, […] le long de la rivière du fleuve de st-Laurent, sur laquelle rive sera deux arpents de terre ensemencé en bleid francois environ, aux nommés Jullien Talua & anne godeby sa femme pour le temps & espace de trois années & trois parfaictes cuillettes et soins entendu en juin dans le jourdhuy. - Julien Talua et Anne Godeby, sa femme, promettent et s'obligent pour chaque année pendant ledit temps […] d'abattre et nettoyer un arpent de terre propre pour lagriculture […] récolter tout le grain qui proviendra de lad terre […] qui sera faict partage moitiyé par moitiyé. - Une clause du contrat prévoit le retour de voyage de François et qu'il rentrera en possession de son habittation après lesd trois ans. Le même jour, il leur vend à crédit pour 55 livres de marchandises telles, entre autres, une couverte blanche, une marmitte avec son couvert et la cuiller, une poelle a frire de quatre livres, deux assiettes en estain, une nappe a quatre livres, etc. - Comme François indique que sa terre & concession contient 50 arpents, c'est que Pierre Boucher doit le lui avoir dit verbalement, car le Sieur Boucher n'est pas encore officiellement Seigneur du lieu même s'il est question de seigneurie.
François reviendra-t-il de voyage à temps pour recevoir la concession de sa terre des mains de son nouveau Seigneur? Bonne question! Mais Pierre Boucher est trop heureux pour s'en soucier, car il vient ENFIN de recevoir les titres officiels depuis longtemps promis par son bon Roi, Louis XIV, qui le reconnaît comme Seigneur. C'est Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France, qui a fait acte de concession au Sieur Pierre Boucher, en date du 3 novembre 1672, de "cent quatorze arpents de front sur deux lieues de profondeur, à prendre sur le fleuve St-Laurent, bornés des deux cottés par le Sieur de Varennes, avec les isles nommées Percées." Cette concession est en fief, seigneurie et justice.
Et à titre de Seigneur, il peut donc concéder de nouveau la terre déjà achetée et payée rubis sur l'ongle [55 livres tournois qui disent 1100 sols ou 16500 deniers par François à Jean Giraudière] en y rattachant en plus ses droits et devoirs de nouveau Seigneur de Boucherville. Boucher profite de l'occasion pour faire connaître définitivement à François les mesures exactes de sa «concession» de même que ses bornes... qui sont ses deux proches voisins.
C'est Thomas Frérot, Notaire Royal, résident au bourg de Boucherville, gardenotte en la Nouvelle-France et bien installé dans la maison seigneuriale de Monsieur Boucher, qui rédige l'acte numéro 103, en date du 4 avril 1673, intitulé: Concession par mr Boucher seigneur de boucherville p[ou]r servir a trente huit personnes denommées au pied dud contract Du quatrie[me] avril gbi [1600] soix[an]te Treize devant nousig[né] no[tai]re subdict:
Cette concession est d'abord générale. À la fin, elle est suivie d'une liste de noms avec les bornes de la concession de chaque acquéreur. Le texte de cet acte 103 est tiré, sans grandes modifications, des Mémoires de la Société Généalogique Canadienne-Française, Vol. XXIII, No 2, 1972, Premières concessions, Boucherville, 1673, (Robert Gareau).
Description, Contenu et Bornes générales d'une Concession (terre ou habitation)
Fut p[rése]nt pierre boucher Escuyer Seigneur de boucherville Lequel de sa bonne vollonté et sans aucune contrainte a recongnu & confessé avoir donné céddé donnant et conceddant a tittre de cens et rente Seigneurialle de ce Jour et a ladvenir, aux personnes cy appres enreg[istrées] a le p[rése]nt et acceptant aud tittre pour Eux leurs hoirs ou ayant cause.
Cest ascavior a chacun une concession en lad Seigneurie de boucherville complantée en hauts boys contenante chacune cinquante arpents a la réserve debout quy sera speciffié lia ou la personne quy la possede sera, decript en deux arpents de front sur chacune le long du fleuve de St Laurent sur chacune de vingt cinq de profondeur, dans les terres, Bornee comme Il sera dict aussy cy appres par le run de vent, scavoir du costé
dans & dun boult et dautre boult, a condition que chacun desd acquer[eur]s soit tenu et oblige de laisser un chemin sur le bord de lad Riviere quy doibt estre de Trente six pieds et de le tenir net en telle sorte que les harnois y puissent passer.
Run de vent: chacune des 32 divisions de la rose des vents égale à 11º et 15´ [Rumb, Rhumb].
Commission (ou Rente & Cens) et Revente de Concession
Pour a chacun desd acquereurs Jouir de leur concession a perpetuité de ce jour et a ladvenir, et des lors de la prize de possession plainement et paisiblement luy et ses hoirs et ayant cauze et ce en pure Rotture aux charges clauzes et conditions cy apprès desclarez. Scavoir quil & chacun de lesd acq[u]ereurs sellon ses biens […] obligez de payer aud Seigneur de boucherville ou a ses hoirs par chacun an. Scavoir est de payer un sol par arpent quy disent cinquante sols pour toutte lad commission de rente fonciere et baille dherittage et non Racheptable et ce au Jour et feste de la St Martin onziesme de Novembre avec sur chacune desd concessions deux chappons vifs pour chaque deux arpents de front, pour Toutte chacune desd concessions ou leur vraye valleur, au choix dud Seigneur, et six deniers de cens, pour toute Icelle chacune desd concesssions.
Lesquels cens et Rentes portant Lots et ventes, Saizines & amende quand Le cas y escherra suivant la coustume de la ville prevosté et viconté de paris suivye en le pays, le tout payable par chacun an, aud Jour & feste de la St Martin par chacque année a lhostel Seigneurial dud boucherville comm aussy d'avoir feu et lieu ou autre pour luy dans lan et jour du datte des presentes et de bastir et resider dans lad seigneurye et travailler Incessamment sur la chacune de leur concesssion et venan qui un acquer[eu]r veuille vendre Icelle, Led Seigneur de boucherville sen est Reservé la preferance an Remboursant celluy quil laura acheptée du prix de son acquis[ition].
Moulin du Seigneur et Mouture du Grain
Seront Tenus Lesd acquereurs chacun a leur particullier ou ayant cause de porter et faire moudre au moulin dud Seigneur alors quil y en aura de coustruist Tous les grains quy luy seront necessaires Tant pour Lentretenement de sa famille ou Mesnage que autre quil fera Moudre sans quil luy soit permis de le transporter, pour le faire Moudre ailleurs quil naye au prealable payé le droict de Mousture au Meusnier dudict Seigneur, comme aussy de souffrïr, de laisser faire sur chacune desd concessions Tous les chemins quy seront Juges necessaires par led Seigneur ou par ses officiers.
Bois et lac réservés par le Seigneur
Reservant led Seigneur de boucherville tous les bois de Chesnes quy se trouveront propres sur chacune desd concessions pour la construction des vaisseaux de la Marinne, comme aussy Sy encore quil se Rencontre quelques arbres necessaires quil pourra avoir Besoing soit pour lesglise ou pour le Moulin quand Il y en aura un ou pour son principal Manoir et les pourra prendre led Seigneur sans aucune difficulté et Seront Tenus chacun desd acquere[u]rs a leurs frais & despens de mettre en Mains dud Seigneur, dans trois mois dhuy pour Tout delay une grosse des presentes et comme aussy payeront chacun a leur faict & regard Les dix[iè]mes Lorsquil escherra, et en cas quil se trouve quil y aie[n]t desd concessions quy passe au Travers du petit Lact se reservant Led Seigneur [entierement] Icelluy & a chacque coste un quart darpent promettant den Rembourser auttant sur chacune desd concessions den au boult dicelles, accordant Led Seigneur ausd acquereurs touttes les prairyes quy se rencontrent sur chacune desd concessions.
Annulation de la présente Concession
& a fautte par Lesd acquereurs de ce faire et dexecutter tout le contenu cy dessus de poinct en poinct selon Leur forme et Teneur, Les p[rése]ntes demeureront Lors nulles et de nulle valleur et retourneront au proffict dud Seigneur Sansque Lesd acquereurs puissent pretendre aucuns despens dommages et […jusgement…] pour les Travaux quil aurait pu faire sur chacune de leur concession.
Car ainsy & promettant & Renoncant & obligeant. Ce faict et passé aud boucherville en la maison seigneurialle dud lieu aux p[rese]nces de gille durant & de Claude hameray demeurant aud boucherville Lequel a declaré ne Scavoir Lire ni Signer, Tesm[oin] quy ont Signé a la Minute des p[rese]ntes avec Led Seigneur et nousig no[tai]re Suivant lordonnance
Il est écrit dans l'acte de concession: en cas quil se trouve quil y aie[n]t desd concessions quy passe au Travers du petit Lact se reservant Led Seigneur entierement Icelluy & a chacque coste un quart darpent promettant den Rembourser aultant sur chacune desd concessions den a boult dicelles.Notes concernant le petit lac réservé par le Seigneur Pierre Boucher.
Plus de 25 ans plus tard (Tailhandier, 31 janvier 1701), à la priere et Requisition de François Quintal et de 11 autres habitants de Boucherville, demandant à mond Sieur Boucher de Leur Ceddé le petit Lac Et un Cart darpant de Chacque Cotté quil sestoit reservé par Leur Contrat de concession passé pardevant thomas frerot nottaire, […] mond Sieur Boucher Leur accorde veut et Conçant.
Ainsi donc après janvier 1701, dans Leur habitation sera compris Ledit Lac Et Car darpant de Chacque Cotté Le tout Jusque au vingt cinq arpant de proffondeur porté par Leur Contrat.
François trime dur, sur sa terre et ailleurs aussi. Ce qui lui permet d'acquérir du bien pour se faire construire, en premier lieu, une granche de la grandeur de trente pieds de long & vingt de large le 11 novembre 1673 par Claude Jaudouin, maître charpentier, qui lui demande la somme de 150 livres. C'est Pierre Scauchet dit Larigueur, le chargé d'affaires de François, qui le représente lors du contrat passé par-devant le notaire Frérot. François est très probablement encore parti en voyage pour on se doute quoi faire! Il est rumeur qu'il affectionnerait la région des Ataouaks.
Les affaires semblent bien aller pour lui. L'année suivante, le 5 décembre 1674 par-devant le même notaire, Jacques Ménard dit Lafontaine s’engage pour la somme de 160 livres à dresser une maison aud Quintal sur la place quil lui a indiquée led Quintal aux conditions suivantes scavoir Une maison de vingt quatre pieds de long sur dix huit pieds de large, de dehors en dehors, de pièces sur pièces les unes sur les autres chevillées sur les quatre couings sur huit pieds en couing...
François Quintal, bien satisfait de son chargé d'affaires, Pierre Scauchet dit Larigueur, lui a signé une décharge à son profit le jour précédent, 4 décembre 1674, toujours par-devant le même notaire Frérot.
Entre deux voyages, François en profite pour déserter, rendre propre à l'agriculture et ensemencer sa terre... lui-même, quand il est là et que sa terre n'est pas louée. Le 6 janvier 1675, il accepte même de devenir parrain d'Anne Gareau, la fille de Jean Gareau et d'Anne Tailbot légitimement mariés ensemble d'après le prêtrre missionnaire Pierre de Caumont qui a baptisée la belle enfant. La marraine est nulle autre que la femme du notaire Thomas Frérot: Anne Oléry.
Les voyages pour faire la traite des fourrures ne sont pas trop encouragés chez les habitants et comportent certains dangers certains. Mais c'est payant... en bel argent sonore quand ce n'est pas en peaux de castor!
Chez le notaire Séverin Ameau aux Trois-Rivières en juin 1675, François Quintal s'associe avec Mograt, Maisonneuve et Justras pour acheter d'un Sieur Bruneau des Trois-Rivières un congé ou permis de traite. Le congé obtenu leur permet d'aller faire la traite des fourrures chez les Outaouais; habituellement, ce tel congé est valable pour une période d'un an et se vend entre 800 et 1200 livres.
Ces Amérindiens sont des Algonquins dit Supérieurs, répartis en plusieurs nations qu'il faut rejoindre en empruntant la rivière Outaouais. Ils portent les noms de Petite Nation, Algonquins de l'Île ou Tessouats, Iroquets, Cheveux Relevés ou Nez-Percés, sans oublier les Népissingues ou Népissiriniens qui ont la réputation d'avoir les meilleures fourrures.
Détails d'une carte du Canada ou Nouvelle-France et de ce qui est le plus advancé vers le Septentrion
Ce tel voyage d'Ataouac n'est pas une sinécure. Le transport se fait par canots de 2 à 3 hommes, marchandises ou fourrures ramassées en ballots d'au moins 90 lbs [plus de 40 kilos]. Les nombreux saults de la rivière Outaouais donnent lieu à de fréquents portages et à de plus nombreux traînages de canots dans l'eau tumultueuse à la main ou à la corde.
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Des noyades surviennent lors de la descente de ces saults pour qui s'y aventurent impunément comme dans les Chutes des Chats.
Pour entreprendre de tels voyages, il faut une santé à toute épreuve, du courage, de l'endurance, ne pas prendre trop de place dans le canot, deux bons bras pour ramer du matin jusqu'au soir, du jarret dans les portages, pouvoir supporter ses compagnons... et si possible savoir nager!
Partis des Trois-Rivières, nos quatre nouveaux associés s'arrêtent à Boucherville quelques jours pour permettre à Quintal de voir à ses affaires, dont deux dons. Le 18 juin 1675 par-devant le notaire Frérot, lesieur francois guintal habitant aud lieu, estant sur le point de faire voyaage aux ataouais […] a recognu et confessé que pour la bonne amitié quil porte a anne gareau sa filleulle donne quitte et faict don a lad gareau une des deux vaches qu'il a déjà dans sa grange en cas quil arriva faute aud Sr guintal pendant led voyaage et au retour laquel donation naura effet, ne la faisan que pour le subject et que si dieu la remené la presente donation sera nulle et de nul effet. Comme il tient à revoir et ravoir sa Caillette, notre François ne prend pas de chance et faict parïllement don a nostre dame de ste anne de Beaupre de la somme de vingt quatre livres pour que Dieu et la bonne dame Ste-Anne soient à son secours pendant ledit voyage et qu'ils le ramènent à Boucherville. En guise de signature, il marque chaque don de sa croix pardevant notaire Frérot, le mari d'Anne Oléry, la marraine d'Anne Gareau avec qui notre François était dans les honneurs au baptême d'ycelle.
Le pauvre Dominique Justras dit Desroziers aurait dû faire parïl don de son côté, car il se sent déjà bien mal incommoditté dès Boucherville!
De sa fine plume à l'allure cacographique, le notaire Frérot relate les changements survenus lors du départ de ce voyage, dans l'accord intervenu le 20 juin 1675 entre Joseph Huet et Dominique Justras dit Desroziers, à cause de cette incommodité.
Voici donc l'histoire de ce départ pour le voyage d'Ataouac.
Lesd sieurs mograt et quintal ayant tousjours esperé quelque soullagemt aud sr desroziers de son Incommoditté est ce Jour dix huitie du courant dernier lesd sieurs Mograt et quintal, firent demandé aud sieur desroziers sil ne luy amendoit pas de son Incommoditté led Sr desroziers, Leur témoigna Messieurs nous partiront quand Il vous plaira Je voist estre bien soullagé de mon Incommoditté, voyant Cette response, se resolurent tous par ensemble de partir Le Landemain mattin Ce quy faict a esté et se sont Mis, en chemin.
Jusquen environ de sept Lieux de boucherville auquel Lieu estant Led Sr desroziers se sentant fort Incommoditté temoigna aud sieurs mogras et quintal Messieurs Je void apparemment que je ne puis pas faire Le voyage Cause de ma trop grande Incommoditté. Je suis entieremt faché de ne pouvoir faire le voyage avec vous. Sy me vouller faire la grace, que de me rendre a boucherville vous Mobligerer. Infinement, voyant Cella a mesme temps lesd sieurs mograt et quintal desbarquerent Touttes Leurs marchandises a terre avec Un de Leurs Canots et Laisserent Led Maisonneuve pour gardien pendant Le temps quils mettront a ramener Led sieur desroziers a boucherville.
Ce quy faict a esté, et de la chercher Une personne a la place dud Sr desroziers, pour faire Le voyage a sa place, en quoy faisant ayant trouvé Le sieur Joseph huet, dud lieu de boucherville auquel hom lesd sieurs Mograt et quintal sur la proposition quil Luy choit faictte pour faire Led voyage Leur auroit a mesme temps temoigné son sentiment, et que Il pourroit faire Le voyage avec Eux a la place dud sieur desroziers.
Ce quy fait a esté, est promis par led Sr huet de le faire, a la place dud Sr desroziers au Moyen quil se desiste de lasocciaon quil a faitte den les trois Rivieres et quil renonce a ne prettendre, a ladvenir et a méme Maniere que se soict aucunes prettensions aud voyage / enquoy faisant.
Led sieur desroziers se sentant continuellemt dans son Incommoditté et ne pouvant faire le voyage sest vollontairemt desucie dud voyage et renonce; aladvenir, a ny prettendre, aucune choze, en aucune facon et maniere que ce soict et sabroge. Sylui est place, aud sr huet et consent et accorde qui celluy face Led voyage et quil soict en Lad Socciaon Comme sa propre personne, et quil : suive Led escript faict entreux avec le Sr Bruneau et promet Icelluy Sieur desroziers ne rechercher par Un de lad associon pour aucune prettentions,
Car ainsy & faict et passé aud[it] boucherville Maison de Jean Denoyon hant dud lieu Lan gbic soixte quin vingt Juing avec prce de Led denoyon et de Simon Caillouet hnt de ced lieu Les Srs quy ont signé avec led Sr huet, Mogras et nore et ont lesd quintal, desroziers declare ne scavoir lire ni escrire de ce Enquis ont fait Leur marque ordre [suivant l'ordonnance]
[signatures] Mograt, la marque dud Justra, Huet avec paraphe, Jean denoyon avec paraphe, la marque dud guintal, Frerot notaire Royal avec paraphe.
Se sont-ils rendus et ont-ils négocié leurs marchandises pour des fourrures? C'est sûr, c'est sûr. Toute négociation commence par une bonne pipée de calumet. La séance terminée, Quintal devait certainement, dans leur langue, remercier les Algonquins de quelques mots appris d'eux comme "Zôbi Widôbaid" qui se traduisent par «Vrai Ami» ou mieux par Avec toutes nos amitiés.
Par la pratique de telles civilités, il n'est pas étonnant que nos quatre gaillards soient revenus sains et saufs sous la protection des Algonquins, de Dieu et de la bonne Dame de Sainte-Anne de Beaupré. François Quintal a donc revu sa vache qui l'attendait patiemment tout en ruminant.
Puis tous deux sont revenus sur l'habitation ou concession de Quintal, chacun de son bord, Caillette dans la grange et François dans la maison.
Apparemment, il ne serait pas bon que l'homme reste seul sur sa terre, car cette terre ne fait pas naître alors force enfants forts pour la colonie naissante! Le clone de labo n'existe point encore...
Aussi le verra-t-on bientôt par-devant le notaire royal Romain Becquet de Québec pour passer son contrat de mariage. François Quintal marie une jeune Québécoise de 18 ans, Marie Gaultier dit Boisverdun.
Le dix-septième jour du mois d’octobre de l’année mil six cent soixante et dix-huit, après les fiançailles et la publication d’un ban de mariage d’entre Francois Quintal habitant de Boucherville fils de défunt Michel Quintal et de défunte Marie Genin de la paroisse de St Sauveur de la ville et Évêché de La Rochelle d’une part, et Marie Gautier fille de Charles Gautier et de défunte Catherine le Camus ses père et mère de cette paroisse d’autre part, Monseigneur l’Évesque de Québec ayant donné dispense des deux autres bans, et ne s’étant découvert aucun empêchement, nous, Henry de Bernieres vicaire général de Mondit Seigneur et curé de cette Église paroissiale, les avons solemnellement mariés en ladite Église, en présence dessieurs Charles Gautier père de la fille, Ignace Gautier de Lachenaye cousin, Augustin Rouer, Julien Brulé témoins demeurant en celle ville, et leur avons donné la bénédiction nuptiale selon la forme prescrite par la Ste Eglise. H. BERNIERES
Québec, dix-sept octobre 1678. — François Quintal est âgé de 34 ans lorsqu'il prend Marie Gauthier comme légitime épouse. Leur voyage de noces, une belle croisière pour admirer les couleurs automnales du majestueux fleuve Saint-Laurent, se termine à Boucherville car ils n'ont que des billets aller seulement.
Le quotidien de nos deux tourtereaux s’organise assez vite et bien car, dès le printemps suivant, François peut reprendre à faire affaire avec les Amérindiens
14 juillet 1679. François Quintal est retenu prisonnier dans les prisons du baillage de l'Île de Montréal depuis une semaine. À l'époque, ces prisons ne consistent que d'une chambre destinée pour lad prison localisée en la maison ou est a present la prison de ce baillage, attendu que celle que lon fait construire n'est pas parachevée.
Une ordonnance de monseigneur l'Intendant de Nouvelle-France, en date du 6 juin dernier, l'accuse d'avoir contrevenu aux ordres du Roy, ayant esté dans les bois pour y traiter avec les sauvages contre les deffenses de sa Magesté. Pour sa défense, François allèguera qu'il est sorty des habitations et esté hors, environ, absent pendant neuf ou dix jours, cherchant quelque beste a tuër pour sa subsistance et celle de sa famille […] et que mesme du jour quil a esté pris, il devoit venir en cette isle pour vaquer a ses affaires a cause de la venüe des sauvages et quil ne craignoit rien nayant pas esté longtemps absent de sa maison.
Il avait été pris et arresté dans sa maison de Boucherville ou il est habitant sur les quatre heures du matin par Monsieur de Comporté, prévôt de la maréchaussée, aidé de l'un de ses archers.
Le soir après dîner, Quintal reçoit la visite de celui qui a aidé à sa prise et capture, Guillaume Vanier dit Lafontaine, archer de la compagnie de Monsieur le prevost de Nos Seigneurs les mareschaux de France en ce pays. Le geôlier, Denis Marsaud (Marceau) raconte que, après plusieurs propos qu'ils eurent ensemble dans leur entretien en sa présence, ledit Lafontaine envoya chercher un pot de vin qu'ils beurent de compagnie, et encore un second pendant lequel temps il survint le nommé Lavigne, habitant qui but aussy avec eux, lequel en paya un autre. Sans quil paroit entre Lafontaine et Quintal aucun demeslé, le geôlier, voyant que lesd partyes s'entretenoient seulement de choses indifferentes et voulant sommeiller, se retira de leur compagnie et s'assit sur un coffre appuyé sur le lit dans lad chambre ou il s'endormit.
L'épouse du geôlier, Magdelaine Roy, continue le récit. Au quatrième pot de vin payé par Vanier dit Lafontaine après le départ de Lavigne, Lafontaine et Quintal en viennent à parler de son arrestation et Lafontaine se vante de l'avoir capturé. Quintal nie et affirme que c'estoit un brave homme qui l'avoit saisy nommant Monsieur de Comporté, le prévôt de la maréchaussée, et que c'estoit un sot de sen vouloir vanter, sur quoy repliqua ledit Lafontaine que c'estoit luy qui en estoit l'autre et reciproquement ils ont l'un contre l'autre des paroles aygres et facheuses et quelques iniures. Sur ce, Quintal se leva qui vint donner un soufflet à Lafontaine, lesquels se prirent aussitot aux mains. Ledit Lafontaine ayant saisi Quintal aux cheveux ce qui luy causoit de la douleur luy faisant baisser la teste presque jusques en terre, qui avoit peutestre obligé Quintal, la chaleur du vin ou le demon le poussant, de luy donner un coup de couteau au haut du bras gauche.
Craignant quil n'arrivat accident ou malheur et affin dempescher quil n'arrivat un plus grand desordre, l'épouse du geôlier, Magdelaine Roy, alla eveiller son mary : Mansau leve toy voila un homme qui est blessé…en se disant in petto voila un homme mort en voyant une grande quantité de sang sortir de la blessure. Le geôlier sentit sa femme qui le poussoit, et les ayant separés vit que ledit Lafontaine estoit blessé, et perdoit une grande quantité de sang. Il se saisit dud Quintal et crioit au secours, et aprit par led blessé que led Quintal luy avoit donné un coup du mesme cousteau dont il luy avoit fait present pour couper une pipe de tabac.
Elizabeth Martin, femme de Jean Ozon h(abit)ant et scieur de long, sur les neuf ou dix heures du soir, estant couchée audessus de la chambre destinée pour lad prison de ce baillage, entendit la femme du geollier qui l'appellait. Elle descendit aussytot et estant entrée vit ledit Lafontaine tout en sang… et fut advertir led Sieur de Comporté de se rendre en lad maison. Rendu sur les lieux, le Sieur de Comporté constate la situation, fouille Quintal pour rechercher le couteau introuvable et donne l'ordre à son huissier, le Sieur René Hubert, de mander Jean Baptiste Migeon de Branssat Licensié en Loix Baillit Juge civil et criminel de L'Isle de Montreal pour instruire un procès sur la plainte et req(ue)te de Guillaume Vanier dit Lafontaine. Ce qui est fait sur le champ.
Durant ce même temps, Vanier dit Lafontaine, le blessé, fait appeler Anthoine Forestier maistre chirurgien de Montreal pour le voir panser et medicamenter. Ce chirurgien lui trouve premi(ereme)nt un coup sur la partye moyenne de lomoplate du costé gauche tirant proche du costé de lhumerus partye externe , playe de profondeur de deux pouces et de large dun pouce ou environ tant l'humeur ou enfleure qui sest ependue dune partye de lhumerus et de lomoplate. Ce quy luy cause grand doleur que larticulation par son mouvement. Ce qui ne peust estre autrement a cause de la fluxion qui est deja en ladicte partye, Jugeant que telle playe a estée faicte par instrument tranchant pointus comme sont couteaux et autre de telle nature, mettant neanmoingns ladicte playe au nombre des guerissables… ne pouvant limiter le temps de la guerison de lad playe a cause de la grande fluxion. En conséquence, il le panse et médicamente avant d'écrire son examen le quatorsiesme Jour de Juillet mille six cens soixante dix neuf passés les neuf et dix heures du soir ou environ.
Toujours le même soir, le bailli-juge recueille le témoignage du blessé, Guillaume Vanier dit Lafontaine, archer de la maréchaussée de ce pays, demandeur et complaignant. Après quoi, il ordonne aud geollier de mettre les fers aux pieds [de l'accusé François Quintal] crainte quil n'evade desd prisons.
Le lendemain, 15 juillet 1679, le bailli-juge, instruisant un procez criminel extraordinaire, interroge l'accusé Quintal qui se souvient en détails de la visite de l'archer Vanier dit Lafontaine, mais n'ayant point de souvenance du coup de couteau qu'il lui a donné. Il l'avait apprit le matin même de la bouche de l'épouse du geôlier. Il advoüe quil avoit bu par excez. Puis le bailli-juge continue son procès en prenant la déposition du geôlier, Denis Marsaud âgé de 40 ans, de sa femme, Magdelaine Roy âgée de 38 ans, et de la voisine d'en haut, Élizabeth Martin âgée de 29 ans.
Le 16, Francois Charron Sieur de La Barre, marchand et present en cette ville, disant que le nommé francois Quintal est son parent, adresse une supplique quil plaise ordonner que ledit quintal sera delivré des fers quil a aux pieds. Il invoque pour raisons que lad playe ne peut avoir de suittes dangereuses et que ledit blessé est entieremenet hors de risque et mesme sur le point d'accommodement avec ledit quintal et, ne s'agissant a present que de dommages et interetz, que led quintal a plus que suffisamment du bien [pour] satisfaire, situez en la seigneurie de boucherville. De plus, le Sieur de La Barre respond [de Quintal] quil ne sen ira point desd prisons. Migeon de Branssat demande que la supplique soit communiquée au substitut [du procureur fiscal] pour requerir ce quil advisera.
Le 17 juillet, le substitut J. Petit, donne réponse sous condition: Je consans que led quintal prisonnier soit liberé de ces fairs en donnant bonne et suffisant causion de la fuite de sa personne. Le bailli-juge ordonne à Denis Marsau conscierge des prisons de ceans de liberer led Quintal des fers qui luy ont esté mis pour seureté de sa personne, apres que led S(ieur) Labarre aura promis au greffe de repondre dud Quintal son Parent en faisant les soumissions prescrites de droit. Ce qui est fait sur le champ par François Charron.
Le prisonnier François Quintal peut enfin être débarrassé de ses fers qu'il a aux pieds depuis 2 jours. Durant le même temps, Jean Baptiste Migeon de Branssat s'occupe de l'assignation et du récolement des témoins Denis Marsaud et MagdelaineRoy. Après lecture, tous deux disent que leur déposition respective contient verité. Suit ensuite la confrontation entre le geôlier, sa femme et l'accusé Quintal. Après avoir entendu la déposition récolée du geôlier Denis Marsaud, François Quintal affirme quil na aucun reproche a proposer et quil le tient pour honneste homme. Quant à la déposition récolée de l'épouse du geôlier, Magdelaine Roy, Quintal la reconnoit pour femme de bien et dhonneur, et ajoute que lad tesmoin l'avoit oublié de dire que led Lafontaine l'avoit appellé sot ce qui avoit causé la querelle et quil lavoit pris aux cheveux; par lad tesmoin a esté repliqué quelle n'en avoit aucune souvenance.
Le 18e Jour de Juillet 1679, une fois le procès communiqué au substitut du pro(cureu)r fiscal de lisle de Montreal… attendu que par les piesses dud procet il paroit que le coup dont a esté frappé led Complaignant a esté donné dans l'yvresse, pour reparation de quoy led substitut conclud pour l'interez des Seigneurs [les maréchaux] a ce que led accusé soit condamné en cent livres damande envers lesd Seigneurs en la somme de cent cinquante livres pour les dommages et interez dud complaignant et les depens du procet.
Le même jour et an, le bailli-juge prononce sa sentence. Pour ceux qui ces lettres verront Salut Nous Jean Baptiste Migeon de Branssat Licensié en Loix Baillit Juge civil et criminel de L'Isle de Montreal… attendu qu'il appert suffisamment que led Quintal est dument atteint et connaissant d'avoir estant eschauffé de vin donné malicieusement un coup de cousteau dans le bras gauche aud Lafontaine demandeur et Complaignant, pour reparation de quoy avons condamné et condamnons ledit Quintal en vingt escus d'amendes et en cent quarante cinq livres de reparation et interests civiles sur laquelle sera prise la s(omm)e de vingt Livres qui seront payez aux archers qui l'ont gardé endites prisons, aux depens du proces qui seront par Nous taxez, non compris ceux qu'yl convient de donner aud chirurgien pour l'avoir medicamenter. Lesquelles sommes seront acquittées avant que led accusé soit eslargi, auquel nous faisons expresses inhibitions et deffenses de plus recidiver soubz plus grande peine et Chatiment corporel.
François a pu acquitter et son amende de 20 écus et le paiement des honoraires du chirurgien. Pour le reste, lui et sa femme, Marie Gautier, contractent une obligation de 245 livres auprès de Jean Aubuchon, marchand de Montréal, qui servira tant à consolider leurs dettes envers ce marchand qu'à le tirer de prison (Maugue, 20 juillet 1679). Ils reconnaissent et confessent devoir bien et loyaument au Sieur Jean aubuchon marchand bourgeois de cette ville a ce present et acceptant La somme de deux cenz quarante cinq Livres dont partye scavoir La somme de cenz Livres pour reste de compte de marchandises cy devant vendües et Livrées audit quintal, Et celle de cent quarante cinq livres employée de ce jour pour L'acquiter envers guillaume Vanier L'un des archers de La mareschaussée de ce pays envers Lequel Il a esté condanné par sentence de Monsieur Le Baillit pour Interetz civils et pour Le tirer hors des prisons de ce baillage. Ils s'engagent a payer ladite Somme de deux cens quarante cing livres aud Sieur Aubuchon en sa maison aud montreal ou au porteur &c en bons Effetz ayant cours en ce pays, scavoir la somme de cent livres […] qui sont pour reste de compte a la volonté dud Sieur Creancier, et celle de cent quarante cinq livres, en deux payements esgaux, dont le premier escherra a la toussain prochaine venant en bled froment bon et marchand au prix courant lors du payement et l'autre payement au printemps de la prochaine année. De plus Lesd debiteurs ont deliberement affecté obligé et hypothequé tous et chacun de Leurs bien presens et advenir, et speciallement Lhabitation ou Ils sont demeurans a boucherville. Cette dette sera acquitté en bons Effetz ayant cours en ce pays, scavoir la somme de cent livres […] qui sont pour reste de compte a la volonté dud Sieur Creancier, et celle de cent quarante cinq livres, en deux payements esgaux, dont le premier escherra a la toussain prochaine venant en bled froment bon et marchand au prix courant lors du payement et l'autre payement au printemps de la prochaine année.
Il faut croire que les charges d'avoir contrevenu aux ordres du Roi ne sont pas retenues car Frannçois Quintal sera libéré après acquiescement des décision du bailli-juge. Ce n'est que 2 jours plus tard, soit le 20 juillet 1679 que le jugement sera acquiescé par l'accusé Quintal, par J. Petit substitut du procureur fiscal, et par le Sieur Hubert procureur de Lafontaine.
François Quintal est libéré sur le champ, l'ayant échappé belle. Car il a bénéficié de la clémence de la cour. En effet, selon E.-Z. Massicotte dans les Bulletins des Recherches Historiques (1916, 1924), le règlement IX de la maréchaussée est explicite: Ceux qui donneront un coup dans la chaleur des démêles, si le coup est précédé d'un démenti, celui qui aura frappé tiendra prison pendant un an, et s'il n'a point été précédé d'un démenti, tiendra prison pendant deux ans. Et après qu'il sera sorti de prison, il se mettra encore en état de recevoir de la main de l'offensé des coups pareils à ceux qu'il aura donnés et lui demandera pardon. Quintal s'est sauvé d'un an de prison, d'un soufflet, d'un coup de couteau dans le haut du bras gauche et d'une demande de pardon… Ouf !
François retourne rapidement auprès de sa Marie qui commençait à s’ennuyer, seule à la maison. Et leur vie de couple peut reprendre son cours avec défrichage, bûchage, jardinage, semences et récoltes... comme principaux passe-temps.
Pas pour longtemps à chaque fois car, 10 jours après sa sortie de prison, François comme tailleur d'habits est déjà à Québec où, par-devant le notaire royal Gilles Rageot, le cordonnier Jean Guitard reconnaît et confesse lui devoir la somme de 25 livres tournois pour de la marchandise livrée. Ce dernier promet et s'oblige de lui payer cette somme à la St-Michel (29 septembre). Ce qui sous-entend un autre voyage d'affaires aller-retour de Boucherville à Québec... toujours en canot.
Au recensement de la Nouvelle-France de 1681, les Quintal de Boucherville ont en leur possession 1 fusil, 1 vache et 6 arpents en valeur... mais pas encore d’enfants après 3 ans de mariage. Et François qui a déjà atteint ses 37 ans!
Devant cette situation, Marie Gauthier — beaucoup plus jeune que lui — prend le tout en délibéré et, délibérément en l'espace de 22 ans, donne à François dix enfants, tous nés à Boucherville et baptisés à la paroisse Ste-Famille-de-Boucherville:
1.- François: né et baptisé le 6 juin 1682.
2.- Joseph: né et baptisé le 18 décembre 1683.
3.- Marie-Charlotte: née et baptisée le 7 octobre 1686.
4.- Marie-Catherine: née le 25 et baptisée le 26 octobre 1688.
5.- Geneviève: née et baptisée le 4 décembre 1689.
6.- Marie: née le 24 et baptisée le 25 octobre 1692.
7.- Louis: né le 19 et baptisé le 20 septembre 1695.
8.- Jean-Baptiste: né et baptisé le 27 mars 1698.
9.- Michel: né le 13 et baptisé le 14 mars 1701.
10.- Charlotte: née le 8 et baptisée le 9 novembre 1704.
Marie est une femme forte, débordante de générosité et de vie, comme on peut le constater.
par-devant le notaire Maugue.
Cette traite comprend, à l'allée, le transport de marchandises chez les Amérindiens, l'échange lui-même de ces marchandises désirées par ceux-ci pour des fourrures et, au retour, le transport de ces fourrures jusqu'au lieu du départ.
Les conventions sont des ententes établies entre les parties en cause faites devant un notaire et conviennent de tous les détails relatifs au congé. En mai 1683, François Quintal est partie prenante dans de telles conventions, car une entente s'établit entre d'une part, Jean-Jacques Patron marchand bourgeois de Montréal, et d'autre part, François Quintal et Jean Pépin comme voyageurs et co-acheteurs du congé. De plus, l'entente comprend aussi Eustache Prévost comme voyageur seulement sans participation au coût d'achat du congé.
L'Intendant de la Nouvelle-France avait donné un congé de traite aux sieurs Niet et Maheut. Pour la somme de douze cents livres, ces derniers l'ont vendu à Jean-Jacques Patron de Montréal, qui se chargent de la traite en engageant Quintal, Pépin et Prévost "pour le voyage quil vont faire aux 8ta8ais." De ces trois voyageurs, seul Prévost n'est pas co-acheteur du congé; quant à Quintal et Pépin, ils achètent " chacun leur part du congé que led Sieur patron a payé pour eux quatre cens livres […] Et pour les advances faites par led Sieur patron lors dud congé, lesd Sieurs quintal et pepin promettent pour reconnaissance, quatre loutres aud Sr patron, scavoir chacun deux a leur retour."
Le marchand Patron se charge de lesd marchandises et frais quil conviendra faire pour led voyage et au retour, il sera remboursé le premier en castor au prix courant pour lors. […] et après que led Sieur patron aura esté payé desd marchandises quil aura fourny, sera fait deux lots esgaux de tout le restant. L'un appartiendra aux trois voyageurs quils partageront par tiers chacun […] et l'autre lot suivant la moitié mis a part sera partagé par tiers dont led Sr patron en prendra un led Sr quintal l'autre et ledit Sr pepin l'autre sans que led prevost puisse pretendre autre chose que le tiers quil aura pris sur le premier lot, attendu quil ne paye rien pour le congé et qu'il en est dechargé par led Sieur patron.
"Et en cas que par malheur Il aurait perte de canotz ou marchandises elle sera supportée par lesd Sieurs patron pepin et quintal."
L'histoire ne dit pas si le voyage a été un franc succès ni si François Quintal, alors âgé de 39 ans, est de retour pour le baptême de son second fils, Joseph, né en décembre 1683.
Le temps d'une paix tire à sa fin car les Iroquois commencent à devenir aussi menaçants qu'autrefois. Même si François Quintal contracte des obligations apparemment reliées à ses activités de traite des fourrures, elles sont en rapport avec des dettes passées.
Par exemple, l'obligation de 153 livres envers Jacques Lemoyne, écuyer et Sieur de Ste-Hélène, concerne un reste de dettes dû à deffunts Monsieur et Damoiselle De Carion dont Lemoyne est l'héritier universel (Basset, 12 novembre 1684). Quant à son obligation du 17 juillet 1689 (Cabazie), elle a trait à son obligation antérieure de 245 livres contractée pour se sortir de prison. Quintal s'est toujours refusé d'acquitter le dernier 100 livres ayant trait à des marchandises déjà livrées mais dont il conteste le prix excessif. Il se résout à la fin de payer son restant de dettes pour la somme de 55 livres au tuteur des enfants mineurs de défunt Jean Obuchon, marchand bourgeois de Montréal. Quintal s'en acquittera par un paiement en bled froment Et pois.
François Quintal s'occupe de la famille d'une des sœurs de sa femme, Claire-Françoise Gautier, veuve de Christophe Février tué sur son désert par les Iroquois à Boucherville en septembre 1695. Ainsi le 20 mars 1696 (Moreau), il passe un bail à ferme de la terre et maison de Claire-Françoise Gautier en veuvage. Deux ans plus tard (Moreau, 29 novembre 1697), Quintal, oncle maternel des enfants de Claire-Françoise Gautier et leur tuteur, donne procuration à Georges Pruneau pour que la tutelle soit transférée à leur mère.
Avec et pour sa fame, Marie Gautier, François Quintal s'occupe de ses héritages. Ainsi le 27 juillet 1701 (Tailhandier), ils vendent une demie habitation ayant 3 arpents de front, située dans l'Île et comté de St-Laurens (Île d'Orléans) et dont a hérité Marie Gautier au décès de sa mère, Catherine Camus. La vente est faite à Louis Gautier sieur de Lapigeonnière [frère de Marie Gautier], pour la somme de 90 livres comptant sous forme d'un billet à prendre chez M. Gaillard, marchand à Québec et Montréal. Semblablement le 28 mai 1705 chez le notaire Tailhandier de Boucherville, ils vendent leurs droits de succession à Jean Aubertin (époux de Claire Gautier, sœur de Marie); ils obtiennent une vache laitière. Le même jour chez le même notaire, Quintal, Marie Gautier sa femme et Jeau Aubertin signent une quittance de 140 livres à Louis Gautier de la Pigeonnière.
François Quintal agrandit sa concession. Le 31 janvier 1701 (Tailhandier), Pierre Boucher cède à Quintal et à plusieurs autres habitants, le petit lac sur leurs concessions et ¼ d'arpent de terre de chaque côté du lac. Sa famille s'agrandit aussi et pour mieux la nourrir, Quintal loue pour 3 ans, moyennant la somme de dix livres de paye par chaque année dudit bail, une vache letiere tout noire agee de cinq ans appartenant à René Boucher sieur de la Perrière, écuyer et enseigne en pied dans les troupes du détachement de la marine à Boucherville (Tailhandier, 2 octobre 1703).
Dot de leur fille Geneviève Quintal. En 1712, leur fille a l'intention d'entrer chez les Ursulines des Trois-Rivières. En vue de sa dot, François Quintal et Marie Gautier promettent de donner 500 livres à leur décès à la condition que leur fille, Geneviève, soit encore religieuse chez les Ursulines des Trois-Rivières; leur fils aîné, François, verse tout de suite la somme de 200 livres pour laffection et bonne amities quil a pour ladite geneueiuue quintal sa seur pour contribuer au choix de sa bonne vocation de sadite seur (Tailhandier, 5 juin 1712). Fait étonnant, un Sieur Olivier le Moine de Québec s'oblige et donne la somme de 500 livres en faveur de Geneviève Quintal, à condition qu'elle entre et demeure en religion chez les Ursulines des Trois-Rivières ou chez toute autre communauté religieuse (Chabalon, 29 octobre 1712). Autre fait intriguant, le 21 juillet 1714 (Tailhandier, Boucherville, et Poulin des Trois-Rivières), la supérieure des Dames Ursulines et Hospitalières des Trois-Rivières annule la donnation escoÿste faite par les parents de Geneviève. Ce qui n'empêche pas leur fille de faire profession vers 1719 sous le nom de "Sœur des Anges", ou Sr Desanges comme elle signe elle-même. Lors de la vente d'une terre par Marie Gautier, veuve de feu François Quintal, à son fils François Quintal (Tailhandier, 9 mars 1725), il y a une condition rattachée à cette vente: … Led francois quintal acquereur ce charge de payer deux cent cinquante Livres au dames Religieuses ursuline des trois rivieres dont Lad terre & chargée….
Plusieurs historiens imputent un emprunt de 300 livres à François Quintal père alors qu'il devrait être attribué à François Quintal fils. Voici les détails de cet emprunt. À Boucherville, le 27 mars 1714 (Tailhandier): Emprunt de François Quintal fait à Pierre Chicoine pour payer l'achat d'une terre appartenant à son beau-père, Louis Guertin, et située sur le fief de Chicoine. Toujours à Boucherville, le 28 mars 1714 (Tailhandier): Louis Guertin de Verchères donne quittance de 300 livres à François Quintal, mari de sa fille Marie et son propre beau-fils (qui se trouve à être le fils de l'ancêtre François Quintal) comme 1er paiement de terre sur le fief Chicoine que Guertin vend à Quintal pour la somme de 600 livres. Notes: a) Le 21 novembre 1712 (Jacques Bourdon), François Quintal fils (né en 1682) a promis d'épouser Marie Guertin, la fille de Louis Guertin et Magdelaine Chigouenne de Verchères; b) Le beau-père de François Quintal père est Charles Gauthier dit Boisverdun de Québec puisque son épouse est Marie Gautier, la fille de Charles; c) En conséquence, il ne faut pas imputer ces 2 contrats de mars 1714 à l'ancêtre François Quintal père, mais à son fils François Quintal né et baptisé à Boucherville le 6 juin 1682.
À la naissance de son dernier enfant (1704), François a 60 ans bien sonnés et préférerait maintenant vivre son âge d’or calmement auprès de sa douce épouse adorée et de ses enfants dont François, son premier né, va bientôt fêté ses 12 ans. Ce qu’il réussit à faire sur sa terre qu’il cultive tranquillement pas vite jusqu’à l’âge de 71 ans.
François Quintal est d’abord un cultivateur parmi les premiers habitans concessionnaires de Boucherville.
Il est reconnu comme maistre tailleur d’habits. Ce talent, l’aurait-il hérité de son grand-père paternel, Guillaume, qui était lui-même maître tailleur d’habits?
Il peut aussi se percevoir comme un invétéré voyageur qui affectionne la traite des fourrures. Au début de son mariage, la police l'a pris! Et on n’a jamais plus entendu dire qu'on l'ait repris même si la traite l'a repris de plus belle!
Dans la cinquantaine, le 9 juin 1698, il devient procureur pour les habitants de Boucherville comme en atteste un acte passé devant le notaire Michel Moreau de Boucherville et conservé aux Archives nationales du Québec.
Les habitans de Boucherville, du consentement de Monsieur Boucher, Écuyer Seigneur dudit lieu présent et devant le notaire Michel Moreau, nomment pour leurs procureurs les personnes desdits Sieurs Gilles Papin, Denis Véronneau & François Quintal, auxquels ils donnent tout pouvoir d’agir, appeler, plaider, solliciter, défendre, décider et accommoder tous différents pour toute ladite communauté.
Et c'est au bas de ce document que François Quintal signe tout au long de sa main propre.
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1re génération au Canada
François QUINTAL fils de Michel GUINTAL/QUINTAL/QUINTARD et de Marie GENIN/JEUNIN Né: La Rochelle, France Baptisé: 24 janvier 1644, paroisse Ste-Marguerite, La Rochelle, France Marié: 17 octobre 1678, paroisse Notre-Dame, Québec, Canada à Marie GAUTIER (Charles & défunte Catherine LE CAMUS) Profession: tailleur d'habits, habitant-cultivateur, voyageur (traite des fourrures), procureur Décès: 3 février 1715, Boucherville Sépulture, 4 février 1715, paroisse Ste-Famille, Boucherville Enfants: 2e génération au Canada i) Michel 1701-1794. Marié en 1727 par. St-François-Xavier, Verchères à Marie Madeleine GUERTIN (Louis & Madeleine CHIQUOINE). À l'âge de 18 ans, Michel devient le premier armurier dans la famille des Quintal. ii) François 1682-1771. Marié en 1712 probablement à la par. St-François-Xavier-de-Verchères à Marie Marguerite GUERTIN (Louis & Madeleine CHIQUOINE). François est officier de milice à Boucherville (lieutenant puis capitaine); il est aussi tisserant en plus d'être cultivateur. iii) Joseph 1683-1776. À 18 ans, il devient commis chez Monsieur Papin, marchand de Boucherville. Il entre chez les Récollets de Québec en 1706 et fait profession l'année suivante sous le nom de «Frère Augustin.» Il doit attendre le retour de Mgr de St-Vallier avant de devenir prêtre en 1713 à Québec. Le Frère Joseph Augustin QUINTAL missionnaire récollet, exerce son ministère principalement aux Trois-Rivières dans de nombreuses paroisses où il construit, rénove et décore certaines églises. Le Frère Quintal établit des registres de paroisses et surveille les états financiers. Durant de nombreuses années, il est aumônier au monastère des Ursulines des Trois-Rivières où est sa soeur Geneviève: «Mère des Anges». LeFrère Quintal fonde plusieurs paroisses nouvelles: Louiseville, Maskinongé, Yamachiche et les Forges du Saint-Maurice. Chez les Récollets, il devient leur supérieur durant deux triennats à Montréal et six triennats aux Trois-Rivières. Seulement lorsque Supérieur de son Ordre, le Frère devient alors le Père Joseph Augustin Quintal. Dans ses temps libres, le Frère et/ou le Père Joseph et/ou Augustin Quintal fait du remplacement: Batiscan, Nicolet, et même jusqu'à l'Île d'Orléans (où il remplace... curé et fossoyeur le 15 oct 1719, à la paroisse de St-Jean... Y-a-rien-là!). iv) Marie-Charlotte 1686-1686 v) Marie-Catherine 1688-1689 vi) Geneviève 1689-1762. Entre au couvent des Ursulines des Trois-Rivières vers 1710. Devient Ursuline vers 1719 aux Trois-Rivières sous le nom de «Mère des Anges». Durant de nombreuses années, elle occupe divers postes de direction dont ceux de zélatrice et d'assistante-supérieure. Elle devient la supérieure en 1760. Elle décède à l'hiver 1762 et repose à la crypte de la communauté du Monastère des Ursulines et Hospitalières des Trois-Rivières. vii) Marie 1692-1764. Décédée célibataire. viii) Louis 1695-1745. Marié en 1722 (Boucherville) à Marguerite REGUINDEAU/JOACHIM (Jacques & Marguerite VERONNEAU). Voyageur aux Pays d'en Haut; officier de milice à Boucherville. ix) Jean-Baptiste 1698-1776. Acte de mariage non retrouvé. Aucune note et aucun témoin à sa sépulture. De son vivant, il aurait été appelé "Hipolite" par les membres de sa famille et aurait exercé le métier de "larmurerie." x) Charlotte, 1704-avant 1741. Mariée en 1723 (Boucherville) à Louis REGUINDEAU/JOACHIM (Jacques & Marguerite VERONNEAU). Aucun acte de sépulture. Son mari devenu veuf s'est remarié en 1741 à Marie-Divine BLEIN. 2e génération au Canada
MICHEL fils de François QUINTAL & Marie GAUTIER Né: 13 mars 1701 Boucherville et baptisé: 14 mars 1701 par. Ste-Famille, Boucherville Marié 7 janvier 1727, par. St-François-Xavier, Verchères à Marie Madeleine GUERTIN (Louis, capitaine de milice de Verchères & Madeleine CHIQUOINE) Engagement chez un armurier du roy: Dès l'âge de 15 ans, sa mère Mari Gautiè, par contrat notarié, le fait engager pour trois ans chez Jacques Thibierge, armurier du roy à Ville Marie. Michel apprendra le métier d'armurier qu'il transmettra ensuite à ses garçons Profession: armurier; il pratique sa profession à Boucherville puis à Verchères après 1733. Major des compagnies de milice de Verchères Décès: 19 août 1794, Verchères Sépulture: 20 août 1794. Inhumé dans l'église de la paroisse St-François-Xavier, Verchères Enfants: 3e génération au Canada i) François, 1731-1760. Marié en 1753 (Verchères) à Marie-Louise AMIOT (Jean-Baptiste & Geneviève GUILMOT) ii) Michel, 1727-1799. Marié en 1761 (Boucherville) à Angélique FAVREAU/DESLAURIERS (Mathurin et Marie-Madeleine EMERY/CODERRE) iii) Anonyme, 1728-1728 iv) Joseph, 1733-1735 v) Marie-Madeleine, 1734-?. Célibataire. vi) Marie-Louise, 1735-1758. Décède 2 semaines après avoir donné naissance à Étienne (fils naturel d'Étienne BAUMEVIELLE, officier au régiment du Royal-Roussillon), au fort Vaudreuil dit Carillon vii) Joseph, 1737-1737 viii) Charlotte, 1738-1753 ix) Joseph, 1739-1753 x) Louis, 1741-1741 xi) Anonyme, 1742-1742. Mis au monde par Jean Baptiste LASERRE DE LAFORME, maître médecin de l'Assomption de Repentigny xii) Augustin, 1743-?. Marié le 5 novembre 1770 (Verchères) à Marguerite CHAGNON/LAROSE (André & Marie-Thérèse MARETS/DESMARAIS) xiii) Jean-Baptiste, 1745-?. Marié en 1772 (Verchères) à Marie-Amable CREVIER/DUVERNAY (Jacques & Marie-Anne TETREAULT) xiv) Louis, 1746-1746 xv) Marguerite, 1748-?. 1er mariage en 1769 (Verchères) à Jacques CREVIER-DUVERNAY (Jacques & Marie TETREAULT/DUCHARME). 2e mariage en 1778 (Verchères) à Pierre WEILBREMNER (veuf de Suzanne TOUGAT) xvi) Jean-Louis, 1750-51 3e génération au Canada
( 1.9.5. )
FRANÇOIS fils de Michel & Marie-Madeleine GUERTIN Né et baptisé: Boucherville, 27 juillet, 1731 Marié: 19 février 1753, par. St-François-Xavier, Verchères. à Marie-Louise AMIOT/VILLENEUVE (Jean-Baptiste & Geneviève GUILLEMOT/LALANDE) Décédé, 13 mai 1760, Québec. Mort à la bataille de Ste-Foy pour défendre la patrie Sépulture, 14 mai 1760, par. Notre-Dame-des-Anges, Hôpital Général de Québec. Cimetière militaire ou plus exactement en 1760... un charnier Profession: armurier. Officier de milice de Verchères. Enfants: 4e génération au Canada i. François, 1756-?. Marié en 1777 à la par. St-François-Xavier-de-Verchères, à Marie-Françoise CHAGNON/LAROSE, 18 ans (André & Thérèse DEMARETS). Époux a 23 ans. ii. François, 1752-1754. Fils naturel reconnu par ses parents lors de leur mariage, avec droits de succession. iii. Marie-Louise, 1754-1754 iv. Marie-Louise, 1757-1758 v. Michel, 1759-?. Marié en 1781 (Pointe-aux-Trembles) à Marie HUGUES/DESARRENNE (Joseph & Marie DUCLOS); l'époux demeure à Verchères. 4e génération au Canada
( 1.9.5.3. )
Né le 21 et baptisé le 22 février 1756 à par. St-François-Xavier, Verchères Marié: 27 janvier 1777 (par. St-François-Xavier, Verchères) à Marie-Françoise CHAGNON/LAROSE (André & Thérèse DESMARETS). Décédé: 29 octobre 1834, Verchères Sépulture, 1er novembre 1834, par. St-François-Xavier, Verchères Profession: maître-forgeron Enfants: 5e génération au Canada i. François-(“Xavier”), 1780-?. Né sous le nom de François-Marie, il sera connu sous le nom de "François-Xavier". Se marie (Verchères) le 07 mai 1798 à Marie-Josephe BEAUPRES (Pierre & Marie-Louise POULIN). ii. François, 1778-1779 iii.- Louis-Marie, 1781-? À Verchères, se marie (1er) le 22 novembre 1802 à Charlotte CHAPUT (Basile & Josephe GIRARD), puis se remarie (2e) le 29 février 1808 à Marguerite FONTAINE (Gabriel & Marguerite BEAUDRY). iv. Marie-Françoise, 1783-?. Mariée: 08 août 1803 (par. St-François-Xavier, Verchères) à Lambert FONTAINE/BIENVENU (Joseph & Marie-Amable CHAGNON). v. Marie-Anne, 1786-?. Mariée: 1805 par. St-François-Xavier, Verchères à Jean-Baptiste QUINTAL (veuf de Joachine TETREAULT). vi. Antoine, 1787-1788. Décédé à l'âge de 11 mois. vii. Antoine, 1793-1854. Marié (par. St-François-Xavier, Verchères) le 03 novembre 1812 à Catherine PRIVE (Joseph & Catherine MEUNIER). viii. André, 1795-1795. Décédé à l'âge de 6 mois. ix. Généreux, 1796-1796. Décédé à l'âge de 17 jours. 5e génération au Canada
( 1.9.5.3.4.- )
FRANÇOIS-XAVIER fils de François & Françoise CHAGNON/LAROSE Né Verchères, le 8 et baptisé par. St-François-Xavier, Verchères, le 8 août 1780, sous le nom de François-Marie. Il est plutôt connu sous le nom de François-Xavier lors de son mariage Marié: 7 mai 1798 par. St-François-Xavier, Verchères à Marie-Josephe BEAUPRÉS (Pierre & Marie-Louise POULIN) Décédé: ? Profession: forgeron, cultivateur Enfants: 6e génération au Canada i. Abraham, 1809-1885 ii. Josephte, ?. Mariée: 1818 St-Marc à Jacques BOUGUET/DUFORT iii. Olivier, 1802-1816 iv. Charlotte, 1804-1815 v. Léon-Cléophas, 1811-? vi. Marie, 1812-? vii. Anastase, 1815-? viii. Edwidge, ?. Mariée: 1843 par. St-François-Xavier, Verchères à Joseph GUERTIN ix. Louis, ?. Marié: 1848 par. St-François-Xavier, Verchères à Marie-Anne TÉTREAU 6e génération au Canada
( 1.9.5.3.4.-4. )
ABRAHAM fils de François-Xavier & Marie-Josephe BEAUPRÉS Né et baptisé: 14 juillet 1809 par. St-François-Xavier, Verchères Marié: 27 janvier 1834 par. St-Antoine-de-Padoue, Saint-Antoine-sur-Richelieu avec Josephte "Joséphine" RIVET (Pierre Rivet et Josephte MACÉ) Décédé: 10 avril 1885, St-Liboire Sépulture: 13 avril 1885, St-Liboire Profession: cultivateur, rentier Enfants: 7e génération au Canada i. Anatole, 1841-1873. Marié: 1862 à Julie FARLY ii. Jacob, 1834-1905. Marié: 1903 à veuve Cordélia HOULE iii. François "Francis" (François-Xavier), 1836-1904. Marié: 1861 à Delphine "Joséphine" DESMARAIS, puis à sa soeur Philomène en 1886 iv. Louise-Claire, 1838-? v. Joseph, 1839-?. Marié: 1860 à Henriette CHABOT vi. Louis-Raphaël, 1843-1843 vii. Edwidge, 1844-1920. Mariée: 1864 à Alexandre DUCHESNE viii. Marie-Julie (Élise), 1846-1908. Mariée: 1862 à Jean-Baptiste JARRED/LAJOIE ix. Abraham, 1847-? x. David, 1848-? xi. Antoine "Étienne", 1850-?. Marié: 1884 à Rose-Anna NOISEUX xii. Jean Marie, 1852-?. Marié: 1873 à Delrise MÉNARD xiii. Marie Élize, 1853-1854 xiv. Moïse (Moyse), 1855-?. Marié: 1879 à Augustine LAFRANCE xv. Félix, 1857-1857 xvi. Marie Rose de Lima "Rose-Emma" (Emma), 1860-1880 7e génération au Canada
( 1.9.5.3.4.-4.4. )
ANATOLE fils d'Abraham et Josephte RIVET Né: 24 mai et baptisé: 26 mai 1841 à St-Charles-sur-Richelieu Marié: 17 février 1862, St-Simon à Julie FARLY (Hyacinthe & défunte Monique [Geneviève!] GUÉVREMONT) Décédé: 4 octobre 1873 à St-Simon des suites d'une syncope causée par l'ingurgitation d'une eau froide et malsaine, encore tout chaud qu'il était d'avoir sorti son troupeau de vaches à l'Île-Dupas) Profession: cultivateur Enfants: 8e génération au Canada i. Joseph-Arthur, 1868-1939 ii. Marie-Amanda, 1863-1934. Mariée: 1888 St-Liboire à Alexandre LAJOIE (François-Xavier & Delphine TREMBLAY) iii. Casildy, 1864-?. Mariée: 1902 St-Liboire à Adolphe TANGUAY iv. Louis-Pierre, 1866-?. Marié: 13 février 1888 St-Liboire à Marie-Philinise-Ozama LAJOIE (François & Delphine TREMBLAY) v. Domina(t), 1867-?. Marié: 1 février 1887 Île-Dupas à Élizabeth LAFONTAINE (Léon & Élizabeth GUIMOND) vi. Anna, 1871-1905. Mariée à ... COURCHESNE vii. Aimé, 1873-1874 8e génération au Canada
( 1.9.5.3.4.-4.4.5. )
JOSEPH-ARTHUR fils d'Anatole & Julie FARLY Né le 13 et baptisé: 14 octobre 1868 à St-Simon Marié: 8 janvier 1894 Île-Dupas à Rose-Anna BERGERON (Stanislas & Catherine ST-MARTIN) Décédé: 30 mai 1939 à Sorel Profession: forgeron de Sorel, voyageur, calfat Enfants: 9e génération au Canada i. Joseph-Antonio, 1902-1948 ii. François, 1895-1896 iii. Stanislas, 1897-1900 iv. Hélène, 1905-1984. 1929 St-Hyacinthe: devient religieuse chez les Soeurs de St-Joseph de St-Hyacinthe (Sr Ste-Léonide) 9e génération au Canada
( 1.9.5.3.4.-4.4.5.3. )
JOSEPH-ANTONIO fils de Joseph-Arthur & Rose-Anna BERGERON Né et baptisé: 30 mai 1902 à St-Joseph-de-Sorel Marié: 17 août 1925, paroisse Notre-Dame, Sorel à Linda RIVET (Joseph-Étienne & Clarinda ARCAND) Décédé: 7 octobre 1948, Sorel Profession: boucher Enfants: 10e génération au Canada i. Jean, 1927 ii. Jeannine, 1928 iii. Lise, 1930 iv. Gérald, 1933 v. Gaëtan, 1934-1939 vi. Yvan, 1938 vii. Marie, 1943-1943 10e génération au Canada
( 1.9.5.3.4.-4.4.5.3.1. )
JEAN fils de Joseph-Antonio & Linda RIVET Né le 3 et baptisé: 4 février 1927 à St-Joseph-de-Sorel Marié: 13 juin 1953, paroisse St-Hyacinthe-le-Confesseur (Cathédrale), St-Hyacinthe à Rolande BOUSQUET (Napoléon & Arthémise PAQUETTE) Profession: médecin-anesthésiste Enfants: 11e génération au Canada i. Sylvie, 3 juillet 1960 ii. Marie, 3 juillet 1960 10e génération au Canada
( 1.9.5.3.4.-4.4.5.3.2. )
JEANNINE fille de Joseph-Antonio & Linda RIVET Née le 29 et baptisée: 30 septembre 1928 à Sorel Mariée: 26 mars 1951, Montréal à Guy PÉLOQUIN (Omer & Maria LANDRY) Profession: infirmière Enfants: 11e génération au Canada i. Michel, 30 janvier 1952 ii. Hélène, 14 février 1953 iii. Marie-Josée, 5 mai 1958 iv. Anne, 11 septembre 1959 10e génération au Canada
( 1.9.5.3.4.-4.4.5.3.3. )
LISE fille de Joseph-Antonio & Linda RIVET Née le 5 et baptisée: 7 novembre 1930 à Sorel Mariée: 18 août 1956, Westmount à Marcel CARDIN (Onésime & Régina LECLERC) Profession: infirmière Enfants: 11e génération au Canada i. André, 9 septembre 1957 ii. Pierre, 9 septembre 1957 10e génération au Canada
( 1.9.5.3.4.-4.4.5.3.4 )
GÉRALD fils de Joseph-Antonio & Linda RIVET Né et baptisé: 5 février 1933 à Sorel Ordonné prêtre: 8 juin 1965 en la Cathédrale de Montréal par son Éminence le Cardinal Paul-Émile Léger Profession: curé, aumônier d'hôpital 10e génération au Canada
( 1.9.5.3.4.-4.4.5.3.6. )
YVAN fils de Joseph-Antonio & Linda RIVET Né et baptisé: 5 août 1938 à Sorel Marié: 15 juillet 1961 à Montréal avec Jocelyne WATIER (Dollard & Claire FORTIN) Divorce: 6 novembre 2000 Décédé: 14 mai 2005 à Montréal Profession: ingénieur-inventeur Enfants: 11e génération au Canada i. Hugues, 8 janvier 1964 ii. Marie-Christine-Linda, 8 janvier 1974 |
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En campo de plata,
una banda jaquelada de gules y plata, cargada de una cotiza de sable y rota en tres piezas
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Quintal Vicente de Cadenas Y Vicent, Repertorio de blasones de la Comunidad Hispanica, LETRA P-Q, Madrid, Hidalguia, 1966. |
QUINTAL vient du latin "QUINTUS" voulant dire CINQUIÈME (la quinte). Il est aussi une mesure de poids (un quintal autrefois de 100 livres et maintenant de 100 kilogrammes). Le mot QUINTAL véhicule une notion de «LOURDEUR».
QUINTAL peut aussi venir de l'arabe "KOUNTAR" voulant dire 1000 kilogrammes, comme me l'a expliqué un ami mien, le Dr Chaoui Debs dont la langue maternelle est l'arabe. À 1000 kilogrammes, on ferait partie, sans opposition, du club des NOVO-SUMOTORIS!
Les Maures (Mauri en latin, al-Mawr en arabe), conquis par les Romains, faisaient partie de l'Empire Romain et vivaient principalement en Afrique de l'Ouest (Mauritanie). À partir du VIIe siècle, ils entreprennent la conquête de l'Europe et occupent progressivement l'Espagne, le Portugal puis le sud de la France. Charles Martel les arrête à Poitiers en 732. Il est probable qu'ils ont laissé bien des mots aux diverses langues parlées dans les régions qu'ils ont occupées.